L’organisation des producteurs porcins sud-africains souligne des progrès prudents dans la lutte contre la fièvre aphteuse, avec l’arrivée des premières doses de vaccin et l’autorisation accordée à une exploitation affectée de reprendre ses activités commerciales. Par ailleurs, le premier abattoir du KwaZulu-Natal a été désigné pour traiter les animaux provenant des zones touchées, et d’autres installations sont sur le point d’être approuvées.
Malgré ces avancées, plusieurs défis persistent. La province du Nord-Ouest, où plusieurs foyers ont été détectés dans des élevages commerciaux, ne dispose toujours pas d’abattoir désigné à proximité. Les acteurs du secteur soulignent également la nécessité urgente de poursuivre les recherches afin de déterminer la durée de persistance du virus dans les tissus porcins, dans le but d’adapter les décisions sanitaires et de réduire potentiellement les délais d’abattage contrôlé.

Pour combler ces lacunes, des études sont lancées afin d’évaluer la persistance du virus dans certaines parties de la carcasse, comme la tête, les os ou les glandes associées à la peau. En parallèle, les producteurs sont appelés à renforcer strictement la biosécurité en élevage, la transmission via les personnes restant la principale voie d’infection. La collaboration et le respect des mesures seront essentiels pour stabiliser le secteur et favoriser sa reprise.
27 février 2026 / Afrique du Sud / SAPPO.
https://sappo.org/


